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Les
éléments clés du bilan électrique français 2006
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le dossier de presse
Consultez
le Bilan électrique 2006
Pour la première fois depuis 9 ans, une
baisse de la consommation globale d’électricité…
La consommation intérieure d’électricité en 2006 est en retrait
de 1% par rapport à 2005, avec un cumul annuel atteignant 478,4
TWh(1) , soit
4,8 TWh de moins qu’en 2005.
Corrigée des aléas climatiques, la consommation intérieure
atteint 470,9 TWh, en relative stabilité par rapport à 2005
(-0,2%).
L’année 2006 a été marquée par des périodes de froid jusqu’à la
mi-avril et par des températures clémentes fin décembre.
Globalement, ces aléas ont entraîné une hausse de la
consommation de 6,5 TWh par rapport à la normale. La vague de
chaleur du mois de juillet a, quant à elle,
engendré une hausse de la consommation d’électricité de
presque 1 TWh par rapport à la normale.
Cette hausse totale de 7,5 TWh liée aux aléas climatiques est
toutefois moins élevée qu’en 2005 (11,5 TWh).
Le record absolu de consommation en France a été battu le
vendredi 27 janvier 2006 à 19h avec un pic à 86 280 MW pour une
température moyenne journalière de -1,1°C (-6,7°C par rapport à
la normale).
Cette forte demande d’électricité a eu lieu lors d’une vague de
froid qui a duré une vingtaine de jours (du 22 janvier au 14
février). Le précédent record (86 024 MW) datait du 28 février
2005.
(1)
1 TWh = 1 milliard de kWh
…mais une consommation des clients
domestiques qui continue de croître
Le recul de 1% de la consommation globale est imputable
principalement à la baisse de la consommation des grandes
entreprises industrielles du secteur énergétique.
En dehors du secteur énergétique, la consommation intérieure
affiche une hausse de 0,9% en valeur brute, et de 1,8% en valeur
corrigée des aléas climatiques. Cette légère progression est
soutenue par la clientèle raccordée en basse tension (ménages,
éclairage public, services publics, secteur tertiaire …), dont
la consommation augmente de 2% par rapport à 2005 (3,4% en
valeur corrigée des aléas climatiques).
La consommation des PME-PMI(2)
progresse également (+0,9%) par rapport à 2005.
En revanche, la consommation de la grande industrie (hors
secteur énergie) raccordée au réseau de transport de RTE est en
recul de 0,8 %. Cette baisse est moindre qu’en 2005 (3,5 %).
(2)
Les PMI-PME sont raccordées aux
réseaux de distribution en HTA (tension de raccordement comprise
entre 1 kV et 50 kV)
Le solde des échanges contractuels aux frontières retrouve, avec
61,8 TWh, un niveau comparable à celui de 2004 en hausse de 3,2
TWh par rapport à 2005
L’analyse frontière par frontière de ce solde exportateur met en
évidence des évolutions contrastées par rapport à 2005 :
une
hausse du solde exportateur vers l’Europe
continentale(3) (+6,0 TWh soit
+15%). Cette hausse est à la fois due à une baisse du solde
importateur des échanges vers l’Allemagne (plus forte baisse des
importations que des exportations en 2006 par rapport à 2005) et
à la hausse du solde exportateur vers la Belgique (forte
progression des exportations en 2006 par rapport à 2005) qui
sont partiellement compensées par la baisse du solde exportateur
des échanges vers l’Italie (on remarque une baisse des
exportations avec en contrepartie une légère hausse des
importations).
et
une baisse du solde exportateur vers l’Espagne (-2,1 TWh soit
-33%) et vers l’Angleterre (-0,7 TWh soit -7%),
Le volume cumulé des exportations et des importations est en
baisse. Il atteint 118 TWh, soit une baisse de 5,2 TWh par
rapport à 2005, année record.
Cet indicateur baisse de 5% (-5,5 TWh) en 2006 par rapport à
2005 sur la frontière avec les pays d’Europe continentale et
avec l’Angleterre de 2% (-0,3 TWh), alors qu’il augmente sur la
frontière avec l’Espagne de 7% (+0,6 TWh).
La baisse du volume global des transactions avec les pays
d’Europe continentale résulte de la diminution de l’activité
avec l’Allemagne (-8,3 TWh), avec l’Italie (-1,5 TWh) et avec la
Suisse (-0,3 TWh) tandis que l’activité avec la Belgique
augmente (+4,6 TWh).
(3)
Allemagne, Belgique, Suisse, Italie.
Echanges contractuels transfontaliers en 2006
Une légère diminution de la production française d’électricité
La production française d’électricité affiche une légère
diminution par rapport à l’année précédente (-0,2%) :
la
production des centrales nucléaires baisse de 0,3% en 2006 par
rapport à 2005 ;
la
production d’origine hydraulique est en hausse de 8,4% par
rapport à 2005, du fait de conditions hydrauliques plus
favorables ;
la
production issue des sources d’énergie renouvelables hors
hydraulique augmente de 27,7 % soit +1,2 TWh. Elle représente
5,5 TWh en 2006, dont 2,2 TWh issus de la production éolienne.
Le volume de cette dernière augmente de 126 % par rapport à
2005, en cohérence avec l’augmentation de la puissance
raccordée.
La
production thermique classique, qui assure le rôle de bouclage
de l’équilibre offre/demande, est en baisse de 9,6%.
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