CONSEIL SUPERIEUR ENERGIES

 DGEMP REPERES ENERGIES 2009

     CHIFFRES CLE FRANCE 2009

15 PLANS régionaux ENERGIE 091010

     PORTAIL UNION EUROPEENNE

 AIE ENERGY STATISTICS MANUAL 2009

       WORLD ENERGY COUNCIL 2008

           cours brent      1   Tep =

            .   
  présentation powerpoint   FACTEUR 4 ENERGIES FRANCE 2050               energies transport 2010                  
L'énergie primaire est l'ensemble des produits énergétiques non transformés, exploités directement ou importés. Ce sont principalement le pétrole brut, les schistes bitumineux, le gaz naturel,  les combustibles minéraux solides, la biomasse, le rayonnement solaire, l'énergie hydraulique, l'énergie du vent, la géothermie et l'énergie tirée de la fission de l'uranium.
   IEA PRIMAIRES MONDE 1973 2004      PRODUCTION ELECTRICITE MONDE 2005             CONSOMMATIONS ENERGIE PRIM BP MONDE 2006                   
  IEA  EN PRIM MONDE 2004 2030              PRODUCTION ENERGIES PRIMAIRE FRANCE 1973 2007    ENER PRIM US 2008
                      DGEMP REPERES ENERGIES 2009         ENR 2008      REPARTITION ENR 2009                 BORLOO DEC 2009   FEUILLE DE ROUTE DES ENERGIES FRANCE 2012 2020 
                            ELECTRICITE                         RENOUVELABLES                              NUCLEAIRES                         CARBONEES
                                                                                                                                                                                                                                                         
                         hausse gaz 20100625           FRANCE PPI RENOUVELABLES    
TARIFS OBLIGATION ACHAT ELECTRICITE ENR          ENR/ENERGIES PRIMAIRES   2006/2008                                PPI 2009      
   EPEX         EPEX NEGOCE ELECTRICITE      STATS FRANCE  ENER RENOUV 2012 2020            GRAPHIQUES XLS DGEMP 2007  
  PRIX UE 2008 (0912)   GRAPH     PPI ELEC 2009             OCDE RENOUVELABLES 1990/2007                               EURATOM  
        EWEA STATS 2009           STATISTIQUES DEVLPT DURABLE    
                  SOURCES FRANCE 2005 2007          ENR FRANCE 2007 FRAN PROD 2007    
             DGEMP 2007 BILAN ENERGETIQUE          ENERGIES RENOUVELABLES ORG                    
 RENOUVELABLES DANS  ELEC UE LM100201              min dev dur PRESENTATION    

http://videos.senat.fr/video/videos/2009/video2622.html        http://www.suivi-eolien.com/                 

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.                                                                                                        ANALYSE ET PROPOSITIONS PAR FILIÈRES 17
A. CHALEUR RENOUVELABLE 18    

A.1. - Habitat individuel 18

A.1.1 - Bois-énergie 18

A.1.2 - Pompes à chaleur 19

A.1.3 - Solaire thermique 20

A.2 - Habitat collectif, tertiaire et industrie 20

A.2.1 - Propositions spécifiques aux réseaux de chaleur 21

A.2.2 - Propositions de création d’un Fonds Chaleur renouvelable 22

A.2.2.1 Biomasse 23

a) Grandes installations biomasse dans le secteur Industries

b) Autres installations biomasse

c) Mobilisation supplémentaire de la biomasse

A.2.2.3 - Biogaz, UIOM et géothermie 24

 

 

 

 

 

 

A.2.2.2 - Solaire et géothermie intermédiaire (PAC) 24
B. ÉLECTRICITÉ RENOUVELABLE 24 B.1 - Énergie éolienne 25  
  B.2 - Électricité photovoltaïque 26  
  B.3 - Électricité produite à partir de biomasse 28  
  B.4 - Électricité produite à partir de déchets 28  
  B.5 - Hydraulique 28  
C. ÉNERGIES RENOUVELABLES DANS LES TRANSPORTS: BIOCARBURANTS    

 

 

 

 

 

 

 

Sources primaires (wikipedia)

L'être humain exploite plusieurs phenomènes naturels pour obtenir de l'energie :

  • les combustibles fossiles sont utilises depuis la maitrise du feu aux temps prehistoriques avec le charbon et plus recemment le petrole et le gaz naturel, pour produire de la chaleur, de l'electricite ou pour alimenter un moteur thermique ;
  • l'energie nucleaire provenant de la fission ou de la fusion nucleaire permet de produire de l'electricite.
  • l'energie hydraulique est l'energie mecanique du mouvement de l'eau dans une rivière ou une chute, exploitee par les moulins à eau puis par les centrales hydroelectriques ;
  • l'energie eolienne est l'energie mecanique du vent, d'abord dans des moulins à vent puis par des eoliennes ;
  • l'energie maremotrice est retiree des courants marins provoques par les variations du niveau de la mer à l'occasion des marees, employee essentiellement à la production d'electricite dans des hydroliennes ;
  • l'energie solaire, transportee jusqu'à la Terre sous forme de rayonnement electromagnetique, n'a ete transformee par l'homme qu'en energie thermique, jusqu'à l'invention des cellules photovoltaïques permettant d'en obtenir de l'electricite ;
  • l'energie geothermique peut être extraite du sol à l'aide d'une pompe à chaleur pour produire de l'electricite, ou inversement pour produire de la chaleur en surface en utilisant conjointement de l'electricite ;
  • l'energie biochimique de la matière organique vivante, notamment sucres et graisses, est necessaire à l'alimentation humaine (comme chez n'importe quel animal) pour entretenir son organisme, se rechauffer et se mouvoir, mais elle est aussi mise en œuvre dans l'industrie agro-alimentaire et chimique, ainsi que dans la production de carburants (biogaz, biocarburants…) ;

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Équivalences des principales formes d’énergie [modifier]

Une tep correspond à environ 1,5 tonne de charbon de haute qualité, à 1 100 normo-mètres cubes de gaz naturel, ou encore 2,2 tonnes de bois bien sec.

(1) Le contenu énergétique du MWh est de 0,086 tep, mais pour l’électricité d’origine géothermique on retient un rendement théorique des centrales de 10 % ; le coefficient d’équivalence en énergie primaire est donc de 0,086/0,10 = 0,860 tep.

(2) Pour l’électricité d’origine nucléaire on retient un rendement théorique des centrales de 33 % ; le coefficient d’équivalence en énergie primaire est donc de 0,086/0,33 = 0,2606 tep.

(3) PCS : Pouvoir calorifique supérieur

 

GPL     1 tonne  = 1,10 TEP GPL   0,91324201 tonne = 1 TEP
Essence    1 tonne  = 1,05 TEP Essence  0,95419847 tonne = 1 TEP
Fioul lourd    1 tonne  = 0,95 TEP Fioul lourd  1,05042017 tonne = 1 TEP
Coke de pétrole    1 tonne  = 0,76 TEP Coke de pétrole  1,31233596 tonne = 1 TEP
Houille    1 tonne  = 0,62 TEP Houille  1,61550889 tonne = 1 TEP
Coke de houille    1 tonne  = 0,67 TEP Coke de houille  1,49925037 tonne = 1 TEP
Lignite    1 tonne  = 0,41 TEP Lignite  2,4691358 tonne = 1 TEP
Bois    1 Stére   = 0,15 TEP Bois  6,80272109 stere = 1 TEP
Plaquette forestière    1 tonne  = 0,40 TEP Plaquette forestière  2,5 tonne = 1 TEP
Électricité géothermique   1 Mwh = 0,86 TEP Électricité géothermique  1,1627907 Mwh = 1 TEP
Électricité nucléaire (2)  1 Mwh = 0,26 TEP Électricité nucléaire (2) 3,83141762 Mwh = 1 TEP
Élect foss ou renou  1 Mwh = 0,09 TEP Élect foss ou renou 11,627907 Mwh = 1 TEP
Gaz naturel   1 Mwh = 0,08 TEP Gaz naturel  12,987013 Mwh = 1 TEP

 

 

 

 

 

 

 

 

 

       

 

                                                                   AIE MONDE2004 2030

                         

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
PRODUCTION ELECTRICITE

 Les energies renouvelables en France : les principaux resultats en 2003
DGEMP, Observatoire de l'energie, mai 2004.


Le bilan "specifique" des energies renouvelables (ENR) diffère du bilan officiel de l’energie dans la mesure où:

  • il fait la synthèse des productions electriques et thermiques d’origine renouvelable,
  • il recense les productions d’energies renouvelables primaires ou secondaires, lorsqu’elles font l’objet d’une transformation,
  • il detaille les usages (electriques et/ou thermiques) reserves à chacune des productions d’energie renouvelable, ainsi que  la contribution des ENR à la satisfaction des besoins des differents consommateurs d’energie (residentiel, industrie, agriculture…).

La mise à jour annuelle de ce bilan permet de suivre et de mesurer l’avancement des programmes soutenus par les pouvoirs publics en matière d’utilisation et de valorisation des energies renouvelables.

NB : l’actualisation des bilans repose dans certaines filières sur des enquêtes à periodicite variable, ce qui peut engendrer des revisions assez sensibles.


 Production

La production d’electricite d’origine renouvelable diminue legèrement : - 1,5 % avec 70,3 TWh, après 71,3 TWh en 2002, annee qui avait dejà connu une faible production hydraulique. Cette nouvelle baisse n’est imputable qu’à la production hydraulique, dont le repli (64,9 TWh contre 66,5 TWh en 2002) n’a pu qu’être partiellement compense par les autres productions electriques d’origine renouvelable.

L’hydraulique represente en effet 92 % de la production electrique, les dechets urbains 4,7 %, le bois et dechets de bois 1,9 %, l’eolien, le biogaz et le solaire photovoltaïque assurant la part residuelle.

L’annee 2003 restera marquee par :

  • une production hydraulique particulièrement faible (la plus basse de ces douze dernières annees), liee à un manque de pluviosite durant le printemps et l’ete 2003 et conjuguee aux mesures prises pour remedier aux problèmes rencontres lors de la canicule.
  • la poursuite d’une croissance sensible de l’electricite issue de toutes les filières d’energies renouvelables d’origine thermique (+ 9 %). Les dechets urbains notamment, grâce au developpement de la cogeneration dans les nouvelles unites de traitement, assurent desormais une production electrique de 3,3 TWh, soit un quasi triplement sur les cinq dernières annees.
  • une progression de 27 % de la production d’electricite eolienne (342 GWh contre 269 GWh en 2002), penalisee par un deficit de vent, alors que la puissance installee a progresse de 63 % (214 MW au 31 decembre).
  • une forte poussee du solaire photovoltaïque relie au reseau, dont les surfaces de capteurs installes ont presque triple (1483 kWc contre 528 kWc en 2002).

La production thermique d’origine renouvelable (y compris les biocarburants) augmente : + 9 % avec 10,5 Mtep (contre 9,6 Mtep en 2002), en raison d’une hausse sensible de la consommation de bois de chauffage des menages, liee à un climat nettement plus frais pendant les mois de chauffage qu’en 2002.

Elle est assuree principalement par le bois et les dechets de bois (83 % à 8,8 Mtep), et dans une moindre mesure par les dechets urbains (8 %), des biocarburants (4 %) et des pompes à chaleur (2 %). La part residuelle concerne le solaire thermique, la geothermie, le biogaz et les residus de recoltes.

On notera pour 2003 :

  • la faible progression de la production du solaire thermique, malgre une nouvelle montee en puissance du programme Helios 2006 (ou " Plan soleil 2000-2006 ") conduit par l’ADEME, mais qui reste toutefois en partie effacee par le jeu du declassement du parc ancien.
  • une stagnation des productions thermiques issues de la geothermie, du biogaz et des dechets de recolte.
  • la poursuite d’une croissance sensible de la production de chaleur en provenance des dechets urbains (+ 6,5 %) dans un contexte de developpement de la cogeneration.
  • une augmentation de la production de biocarburants (+ 10 %), dont une partie a ete exportee principalement vers l’Allemagne et l’Italie.
  • une hausse marquee, à climat reel, de l’utilisation de bois de chauffage des menages compte tenu d’une moindre douceur du climat, mais une legère diminution globale, à climat normal.

Etant donne l’impossibilite d’estimer les stocks de bois constitues par les detaillants et les particuliers, on adopte par convention que la production est egale à la consommation de bois combustible. Le manque de donnees disponibles à ce jour concernant la consommation des menages rend les resultats fragiles, mais il semblerait que la diminution tendancielle de l’utilisation du bois de chauffe par les menages soit partiellement compensee par une progression assez nette de son emploi, depuis quelques annees, dans les chaufferies collectives et industrielles (273 chaufferies au bois engagees en 2003 contre 211 en 2002, pour une puissance de 129 MW dans le cadre du " Plan bois energie 2000-2006 ", egalement conduit par l’ADEME).


Consommation des ENRthermiques

La consommation finale d’energies renouvelables thermiques augmente egalement : + 9 % à 10,5 Mtep (la part de l’electricite produite à partir des ENRt est comptabilisee dans le poste electricite).

La part du residentiel-tertiaire reste dominante avec 83,6 % de la consommation finale en 2003, suivie par l’industrie (12,5 %), les transports (3,4 %) et l’agriculture (0,5 %).

  • Secteur residentiel-tertiaire : progression sensible avec 8,7 Mtep, en liaison avec la hausse de consommation du bois de chauffe des menages, qui represente encore 87 % de la consommation de ce secteur. La part des dechets urbains (8 %) par l’intermediaire des reseaux de chaleur progresse, celle du solaire thermique, des pompes à chaleur et de la geothermie reste faible.
  • Secteur de l'industrie : très legère progression avec 1,3 Mtep, à la faveur d’une activite orientee à la hausse dans le secteur des pâtes à papier chimiques (+ 1,7 %) et de la mise en service d’un nombre croissant de chaufferies bois industriels (" Plan bois energie ").
  • Secteur des transports : la consommation de biocarburants stagne à 0,3 Mtep, dans un contexte d’exonerations fiscales toujours contingentees.
     


 Consulter le bilan statistique detaille, sous forme de tableau

© Ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie, 04/05/2004
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'objectif d'optimisation de l'exploitation du parc nucléaire et la mise en service de 2 EPR.

Dans une perspective économique et sous réserve de toute exigence en terme de sûreté, la PPI électricité privilégie un scénario central de prolongation au-delà de 40 ans du parc nucléaire actuel.

Toutefois, c’est l’Autorité de Sûreté Nucléaire qui est la seule compétente et habilitée à se prononcer sur la fermeture ou la prolongation de chaque réacteur. La PPI doit donc intégrer une marge de

sécurité en termes de capacité de production électrique correspondant aux incertitudes qu’entraîne cette primauté absolue conférée à la sûreté nucléaire. Cette préoccupation, alliée à la nécessité de lisser

l’effort d’investissement de renouvellement du parc nucléaire existant et de maintenir les compétences industrielles de cette filière, justifient la mise en service déjà décidée de deux réacteurs de nouvelle

génération

, le premier à Flamanville étant prévu en 2012,

 le deuxième à Penly en 2017.

Ces considérations pourront justifier également le lancement de nouvelles capacités EPR à l’issue de la construction de l’EPR de Penly.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

17.12.09 - Jean-Louis BORLOO a adopté la nouvelle feuille de route (2012 2020) de la France en matière de production d’énergie, issue du Grenelle Environnement

Jean-Louis BORLOO, ministre d’État, ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer, en charge des Technologies vertes et des Négociations sur le Climat, a adopté la nouvelle « feuille de route de la France » en matière de production d’énergie.

Conformément au Grenelle Environnement, cette nouvelle feuille de route accorde une priorité au développement des énergies renouvelables, qui devraient progresser de 50 % d’ici 2012 et de 120 % d’ici 2020. A cette échéance, leur part dans le mix énergétique devrait atteindre 23 %, et la production globale s’élever à 36 millions de tonnes équivalent pétrole.

La nouvelle programmation pluriannuelle des investissements (PPI) de production d’électricité confirme les objectifs du Grenelle Environnement en termes de développement de l’énergie solaire photovoltaïque, de la cogénération à partir de biomasse, de l’éolien à terre et en mer, et des autres énergies marines. L’objectif concernant la production hydroélectrique tient compte des impératifs de préservation des cours d’eau et de la biodiversité. Le parc de production thermique d’électricité sera largement revu et modernisé, avec la fermeture d’ici 2015 de plus de la moitié des centrales à charbon et leur remplacement par des centrales à gaz moins polluants, tandis qu’aucune nouvelle centrale à charbon ne pourra être autorisée sans mise en place d’une chaîne complète de captage, transport et stockage du CO2. Les émissions de gaz à effet de serre du parc thermique centralisé français devraient ainsi être réduite des deux tiers d’ici 2020.

Dans le domaine de la chaleur, principal gisement de croissance des énergies renouvelables, la nouvelle PPI de production de chaleur prévoit un doublement du nombre de logements raccordés à un réseau de chaleur et l’incorporation d’énergies renouvelables (biomasse, géothermie...) dans ces réseaux, 2 millions de logements équipés de pompes à chaleur et plus de 4 millions de logements équipés de chauffe-eau solaires.

Cette nouvelle feuille de route en matière de production d’énergie tient compte des économies d’énergie qui seront réalisées par la France grâce au Grenelle Environnement. La consommation d’énergie finale devrait, pour la première fois de façon durable, décroître et représenter, selon les estimations, 167 Mtep en 2020, contre 177 Mtep aujourd’hui. L’économie réalisée par rapport à un scénario tendanciel sans Grenelle Environnement (202 Mtep en 2020) représente 35 Mtep, soit l’équivalent de 40 % de la consommation annuelle de produits pétroliers de la France. Il s’agit là d’une véritable rupture, sans précédent dans l’ère industrielle.

Depuis Copenhague où il conduit la délégation française à la Conférence des Nations-Unies sur le changement climatique, Jean-Louis BORLOO a signé les arrêtés « PPI-électricité » et « PPI-chaleur », et entend ainsi montrer que la France mène sur son territoire une mutation énergétique volontariste et déterminée, et cohérente avec l’ambition qu’elle porte dans les négociations internationales.
Les arrêtés seront publiés au Journal Officiel dans les tous prochains jours.

Télécharger le communiqué de presse (format PDF - 127.4 ko)

Contacts presse :
Benoît PARAYRE 01 40 81 72 36
Frédérique HENRY 01 40 81 31 59
Muriel DUBOIS¬VIZIOZ 01 40 81 31 73

Pour en savoir plus :

-  Programmation pluriannuelle des investissements de production d’électricité

-  Programmation Pluriannuelle des Investissements de production de chaleur

-  Plan Indicatif Pluriannuel des investissements dans le secteur du gaz

-  Synthèse commune 2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le tableau de synthèse des tarifs d'obligation d'achat de l'électricité produite par les énergies renouvelables prévus par la réglementation. DGEMP-Dideme. Février 2005.
 
Filière arrêtés (*)  Durée des contrats Fourchette de tarifs pour les nouvelles installations (métropole)
Photovoltaïque     MODIFIE JANVIER 2010 13-mars-02 20 ans 15,25 c€/kWh 4,9 c€/kWh (32,1 cF/kWh) + prime à l’efficacité énergétique comprise entre 0 et de 1,2 c€/kWh (7,8 cF/kWh) 
Le prix d’achat de l’électricité produite par les plaques solaires s’élève à 58  centimes €/kWh pour les établissements bénéficiant de la prime d’intégration au bâti. Ce tarif est seulement applicable si les plaques photovoltaïques sont placées directement sur des bâtiments destinés à l’habitation et que leur puissance ne dépasse pas les 3KWc. Pour les établissements conformes aux critères « simplifiés aux bâti », le prix d’achat de l’énergie est fixé à 42c€/kWh. Enfin, les bâtiments dotés d’une centrale solaire au sol bénéficieront d’un prix d’achat de l’énergie fixé à 40c€/kWh si la puissance de l’installation ne dépasse pas les 250KWc. Dans le cas contraire, ce prix descendra à seulement 31,4c€/kWh.
Éolien 08-juin-01 15 ans 8,38 c€/kWh  4,6 c€/kWh (30,2 cF/kWh) + prime à l’efficacité énergétique comprise entre 0 et 1,2 c€/kWh (7,8 cF/kWh)
Petites installations 13-mars-02 15 ans 7,87 à 9,60 c€/kWh  7,62 c€/kWh (50 cF/kWh) + prime à l’efficacité énergétique comprise entre 0 et 0,3 c€/kWh (2 cF/kWh) 
Géothermie 13-mars-02 15 ans 7,62 c€/kWh  15,25 c€/kWh en France continentale et 30,5 en Corse et Dom (1F/kWh et 2F/kWh)
Cogénération 31-juil-01 12 ans 6,1 à 9,15 c€/kWh  4,5 à 5 c€/kWh (29,5 à 32,8  cF/kWh) énergétique comprise entre 0 et 0,3 c€/kWh 
Hydraulique 25-juin-01 20 ans 5,49 à 6,1 c€/kWh  7,87 à 9,60 c€/kWh (51,6 à 63 cF/kWh)issu du tarif « bleu » aux clients domestiques
Combustion de matières fossiles végétales (biomasse) 16-avr-02 15 ans 4,9 c€/kWh  4,5 à 5,72 c€/kWh (29,5 à 37,5 cF/kWh)selon la puissance + prime à l’efficacité énergétique comprise entre 0 et 0,3 c€/kWh (2 cF/kWh)
Méthanisation 16-avr-02 15 ans 4,6 c€/kWh  4,5 à 5 c€/kWh (29,5 à 32,8 cF/kWh) + prime à l’efficacité énergétique comprise entre 0 et 0,3 c€/kWh (2 cF/kWh)
Biogaz de décharge 03-oct-01 15 ans 4,5 à 5,72 c€/kWh  6,1 à 9,15 c€/kWh (40 et 60 cF/kWh) environ en fonction du prix du gaz, de la durée de fonctionnement et de la puissance
Déchets animaux bruts ou transformés (farines animales) 13-mars-02 15 ans 4,5 à 5 c€/kWh  5,49 à 6,1 c€/kWh (36 à 40 cF/kWh) selon la puissance + prime comprise entre 0 et 1,52 c€/kWh (10 cF/kWh)en hiver selon régularité de la production
Déchets ménagers sauf biogaz 02-oct-01 15 ans 4,5 à 5 c€/kWh  8,38 c€/kWh (55 cF/kWh) pendant 5 ans, puis 3,05 à 8,38 c€/kWh (20 à 55 cF/kWh) pendant 10 ans selon les sites
 
(*) les versions consolidées des textes sont en cours de rédaction. 

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© Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, DGEMP, modifié le 05/12/2005
 
 

 

 

 

                                             voir ci dessus les tarifs a fevrier 2005

 

 

Les tarifs d’achat de l’électricité produite par les énergies renouvelables et la cogénération

14 décembre 2009 (mis à jour le 17 mars 2010)
 
 

 

Les principes de l'obligation d'achat de l'électricité d'origine renouvelable figurent dans l'article 10 de la loi n°2000-108 du 10 février 2000. Il précise que les tarifs d'achat ont vocation à assurer une rentabilité normale aux investissements de production d'électricité d'origine renouvelable. Pour ce faire, le niveau de prix auquel le distributeur d'énergie doit racheter l'électricité est fixé par arrêté à un niveau supérieur au niveau du prix de marché.

Chaque filière fait l'objet d'un arrêté tarifaire spécifique pris par les ministres chargés de l'économie et de l'énergie, après avis du Conseil supérieur de l'énergie et de la Commission de régulation de l'énergie.
 
Les arrêtés tarifaires initiaux ont été pris en 2001, 2002 et 2003. De nouvelles conditions d'achat de l'électricité produite à partir d'énergies renouvelables ont été validées au cours des années 2006, 2007 et 2009 pour certaines filières.
 
Le tableau ci-après résume les principales conditions concernant les tarifs d'achat par filière :
 
Nota Bene: il est fortement recommandé de consulter les arrêtés tarifaires pour connaître le détail précis d'application des tarifs et les conditions d'attribution des primes éventuelles
 

 

Filière
Arrêtés régissant l'achat de l'électricité
Durée des
contrats
Exemple de tarifs pour les installations mise en service à la date de parution des arrêtés
Hydraulique
20 ans
- 6,07 c€/kWh + prime comprise entre 0,5 et 2,5 pour les petites installations + prime comprise entre 0 et 1,68 c€/kWh en hiver selon la régularité de la production
- 15 c€/kWh pour énergie hydraulique des mers (houlomotrice, marémotrice ou hydrocinétique)
25 juin 2001
(abrogé)
20 ans
5,49 à 6,1 c€/kWh (36 à 40 cF/kWh) selon la puissance + prime comprise entre 0 et 1,52 c€/kWh (10 cF/kWh)en hiver selon régularité de la production
Géothermie
15 ans
- Métropole : 12 c€/kWh , + prime à l'efficacité énergétique comprise entre 0 et 3 c€/kWh
- DOM : 10 c€/kWh , + prime à l'efficacité énergétique comprise entre 0 et 3 c€/kWh
13 mars 2002
(abrogé)
15 ans
7,62 c€/kWh (50 cF/kWh) + prime à l'efficacité énergétique comprise entre 0 et 0,3 c€/kWh (2 cF/kWh)
Energie éolienne
 
- éolien terrestre : 8,2 c€/kWh pendant 10 ans, puis entre 2,8 et 8,2 c€/kWh pendant 5 ans selon les sites.
- éolien en mer : 13 c€/kWh pendant 10 ans, puis entre 3 et 13 c€/kWh pendant 10 ans selon les sites.
 
10 juillet 2006
(abrogé)
15 ans (terrestre)

20 ans
(en mer)
- éolien terrestre : 8,2 c€/kWh pendant 10 ans, puis entre 2,8 et 8,2 c€/kWh pendant 5 ans selon les sites.
- éolien en mer : 13 c€/kWh pendant 10 ans, puis entre 3 et 13 c€/kWh pendant 10 ans selon les sites.
 
8 juin 2001
(abrogé)
15 ans
8,38 c€/kWh (55 cF/kWh) pendant 5 ans, puis 3,05 à 8,38 c€/kWh (20 à 55 cF/kWh) pendant 10 ans selon les sites
Photovoltaïque
 
20 ans
- installations intégrées au bâti: 58 c€/kWh ou 50 c€/kWh selon l’usage du bâtiment
- installations intégrée simplifiée au bâti: 42 c€/kWh.

- autres installations: DOM, Mayotte: 40 c€/kWh  ; Métropole: 31.4 c€/kWh modulé de +0% à +20% selon l'ensoleillement moyen de la zone d’implantation.

10 juillet 2006
(abrogé)
20 ans
- Métropole : 30 c€/kWh , + prime d'intégration au bâti de 25 c€/kWh
- Corse, DOM, Mayotte : 40 c€/kWh , + prime d'intégration au bâti de 15 c€/kWh .
13 mars 2002
(abrogé)
20 ans
15,25 c€/kWh en France continentale et 30,5 en Corse et Dom (1F/kWh et 2F/kWh)
Cogénération
12 ans
6,1 à 9,15 c€/kWh (40 et 60 cF/kWh) environ en fonction du prix du gaz, de la durée de fonctionnement et de la puissance
Déchets ménagers sauf biogaz
15 ans
4,5 à 5 c€/kWh (29,5 à 32,8 cF/kWh) + prime à l'efficacité énergétique comprise entre 0 et 0,3 c€/kWh (2 cF/kWh)
Combustion de matières non fossiles végétales et animales (biomasse)
20 ans
4,5 c€/kWh auquel s'ajoute une prime comprise entre 8 et 13 c€/kWh attribuée selon des critères de puissance, de ressources utilisées et d'efficacité énergétique. Le niveau de la prime est calculé en fonction de cette dernière
Combustion de matières non fossiles végétales (biomasse)
20 ans
4,5 c€/kWh auquel s'ajoute une prime comprise entre 8 et 13 c€/kWh attribuée selon des critères de puissance, de ressources utilisées et d'efficacité énergétique. Le niveau de la prime est calculé en fonction de cette dernière
16 avril 2002
(abrogé)
15 ans
4,9 c€/kWh (32,1 cF/kWh) + prime à l'efficacité énergétique comprise entre 0 et de 1,2 c€/kWh (7,8 cF/kWh)
Déchets animaux bruts ou transformés (farines animales)
20 ans
4,5 c€/kWh auquel s'ajoute une prime comprise entre 8 et 13 c€/kWh attribuée selon des critères de puissance, de ressources utilisées et d'efficacité énergétique. Le niveau de la prime est calculé en fonction de cette dernière
13 mars 2002
(abrogé)
15 ans
4,5 à 5 c€/kWh (29,5 à 32,8 cF/kWh) énergétique comprise entre 0 et 0,3 c€/kWh
Biogaz
15 ans
entre 7,5 et 9 c€/kWh selon la puissance, + prime à l'efficacité énergétique comprise entre 0 et 3 c€/kWh
3 octobre 2001
(abrogé)
(valable pour le biogaz de décharge uniquement)
15 ans
4,5 à 5,72 c€/kWh (29,5 à 37,5 cF/kWh)selon la puissance + prime à l'efficacité énergétique comprise entre 0 et 0,3 c€/kWh (2 cF/kWh)
Méthanisation
15 ans
entre 7,5 et 9 c€/kWh selon la puissance, + prime à l'efficacité énergétique comprise entre 0 et 3 c€/kWh , + prime à la méthanisation de 2c€/kWh .
16 avril 2002
(abrogé)
15 ans
4,6 c€/kWh (30,2 cF/kWh) + prime à l'efficacité énergétique comprise entre 0 et 1,2 c€/kWh (7,8 cF/kWh)
Autres installations de puissance inférieure à 36kVA
15 ans
7,87 à 9,60 c€/kWh (51,6 à 63 cF/kWh) issu du tarif « bleu » aux clients domestiques

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                        prix electricite ENTREPRISES U.E 2008 en cts€  /Kwh htva
                             

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                  4525 MWH INSTALLES AU 1° MARS 2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PRODUCTION ENR/CONSOMMATION ENERGIE

imprimer la fiche Institut français de l'environnement Ifen
Le 4 pages de l'Ifen n°124 - Juin 2008

La production d’énergie d’origine renouvelable augmente moins vite
que la consommation d’énergie
 




Note :Consommation d’énergie primaire : consommation des utilisateurs finals et consommation de la production et de la transformation d’énergie (y compris pertes). Les sources d’énergies renouvelables retenues couvrent l’hydraulique, l’éolien, le solaire photovoltaïque et thermique, la géothermie, les déchets urbains, le bois-énergie, les résidus de récolte, le biogaz, les pompes à chaleur et les biocarburants.

Source : Observatoire de l’énergie, avril 2008. Métropole et Dom pour l’électricité, métropole pour l’énergie primaire.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                       

 

 

        CONSOMMATION SOURCE SECTEUR

                                                            

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

E                                                                                                                               ENR FRANCE 2009

En 2009, la production d'énergie renouvelable atteignait 19 Mtep soit prés de 14% de la production d'énergie française (indigène).

On peut noter que le bois et l'hydraulique représentent encore plus de 75% de la production d'énergies renouvelables en France, malgré une forte poussée de l'éolien (+40% en un an) et surtout des agrocarburants (+78%).

Production d'énergie renouvelable par filière[BIL 5].
Mtep 2009 %
BOIS 8,7 46%
Hydraulique 5,6 29%
Agrocarburants 2,1 11%
Déchets urbains ren. 1,2 6%
Éolien 0,49 3%
Pompes à chaleur 0,46 2%
Biogaz 0,28 1,5%
Résidus de récolte 0,15 0,8%
Géothermie 0,11 0,6%
Solaire thermique 0,044 0,2%
Solaire photovoltaïque 0,003 - %
Total ENR 19,0 100%

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                             Hausse des tarifs du gaz                

Hausse des tarifs du gaz : « les industriels vont revoir leur façon de s’approvisionner»

Le 28 juin 2010 par Ana Lutzky

 
LES TARIFS DU GAZ EN HAUSSE DE 4,7% AU 1ER JUILLET POUR 6,3 MILLIONS DE CLIENTS
 
© REUTERS

Les tarifs régulés du gaz vont augmenter de 4,5% en moyenne au premier juillet. Interview de Charlotte de Lorgeril, consultante senior chez Sia Conseil, cabinet spécialisé en énergie.

Qui fixe les tarifs régulés du gaz ?

Cette année, GDF Suez  propose un tarif, en l’occurrence à la hausse, et la CRE donne son feu vert. C’est assez discuté. GDF justifie ces hausses supérieures aux années passées par une nécessité de rattrapage. Reste que face à la crise, ces arguments ne font  pas le poids aux yeux de Bercy. D’autre part, cette hausse n’est pas en adéquation avec l’évolution actuelle des prix de marché.

Pourquoi la formule sur laquelle se basent les tarifs régulés est-elle remise en cause ?

Les contrats de fourniture de gaz de long terme sont calculés grâce à une formule. Cette formule est basée sur les coûts d’approvisionnement en gaz naturel, d'acheminement et de stockage, le prix du fioul domestique et du fioul lourd, le prix du baril de pétrole et le taux de change euro contre dollar US. Or cette formule ne correspond plus aux réalités actuelles du marché. Ainsi une décorrélation entre les prix du gaz et du pétrole a été flagrante en 2009 : le prix du brent a augmenté de 25%, tandis que celui du gaz a chuté de 20%. Au sein même du marché du gaz, les prix de long terme sont totalement décorrélés des prix spot, qui sont leur inférieurs de moitié.

 

 

Vraisemblablement, les variables traditionnelles telles que le prix du pétrole vont avoir un poids moins important dans la formule, qui inclura davantage le prix spot.

En quoi la hausse des tarifs régulés de 4,5% au premier juillet touche-t-elle les industriels ?

Les tarifs régulés concernent plutôt les particuliers et les PME, qui consomment en deçà de 8 GWh par an. Les plus gros consommateurs compris dans la fourchette des tarifs régulés sont ainsi les grosses fermes agricoles, les exploitants de serres, qui devront ajouter de leur poche 28.000 à 35.000 euros  par an pour payer leur facture de gaz.

Les industriels sont quant à eux soumis au tarif de souscription, déterminé au cas par cas entre l’industriel et le fournisseur, puis visé par la CRE. Il est très difficile de chiffrer l’impact qu’aura la hausse des tarifs régulés sur ces contrats. Chaque industriel a sa propre formule, très compliquée, dont les clauses peuvent changer d’un mois à l’autre. Ces grilles tarifaires sont confidentielles, nous avons peu accès à cette information.

Néanmoins, la chute des prix spot pousse aujourd’hui les industriels à abandonner les contrats de long terme auprès de GDF Suez, pour au contraire se fournir directement sur le marché au comptant. Certes, la réversibilité, soit le fait de pouvoir revenir aux tarifs régulés une fois qu’on les a quittés, n’est pas ouverte aux industriels : ces derniers peuvent avoir un moment d’hésitation. Mais sur des sommes importantes, il est évident qu’une majorité passera sur des contrats de marché au comptant. Les prix y ont chuté de moitié.

Cette situation va-t-elle durer ?

Les prix spot vont rester bas encore plusieurs années. On parle de « bulle gazière »du fait d’une baisse de la demande et d’une surproduction de gaz. Mais l’arrivée du gaz non conventionnel aux Etats-Unis, devenus désormais exportateurs de gaz, ainsi que la construction de gazoducs en Europe laissent présager d’une profonde modification de la géographie et de la géopolitique du gaz. L’AIE parle d’une crise de surproduction qui devrait durer jusqu’en 2015. Cela conduira les industriels à revoir leur façon de s’approvisionner et de consommer.

Que pensez-vous de l’initiative de Powéo, qui a négocié avec Statoil un contrat « nouvelle génération » basé sur le prix du gaz sur le marché spot, et celui de la tonne de CO2 ?

C’est une bonne opération commerciale pour les consommateurs. C’est peut-être, pour ce nouvel entrant, la clé qui lui permettra de capter des clients fiables, alors que ses clients en électricité sont mauvais payeurs. Même si Powéo est le premier à lancer cette initiative, il est certain que les nouveaux entrants vont faire de même, et que les opérateurs historiques suivront.

L’audit de la CRE va montrer les incohérences d’une formule héritée de la deuxième guerre mondiale, alors que l’ouverture du marché est plus récente. Il va falloir faire en sorte que ces deux histoires se rencontrent. Cela a été fait de manière plus anticipée sur le marché de l’électricité, sous le feu de l’actualité avec la loi Nome.

Néanmoins, le politique a-t-il une prise sur les tarifs du gaz ? En ce sens, les déclarations de Christine Lagarde appelant à geler la hausse des tarifs peuvent-elles influencer la CRE?

Ces déclarations n’ont normalement pas de prise sur la CRE. Mais cette dernière ne fera pas la sourde oreille. La consommation de gaz a diminué de 6% au niveau européen, et de 4% au niveau mondial en 2009. Cela induit des interrogations. La durée des contrats de long terme est par exemple remise en cause : de 30-40 ans, on parle actuellement de 4 ans ! 

Le gaz sera l’un des gros sujets des mois voire des années à venir. Lorsque l'on voit les prises de positions de l’Algérie, craintive face aux augmentations de production de GNL du Qatar, on prend la mesure de la modification actuelle de la carte gazière. En France, des études sur les possibilités de produire du gaz non conventionnel sont menées : il y a là un vrai potentiel.

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